Les différentes étapes
L’introduction d’explants en culture in vitro

Les plantes, ou leurs graines, sont le support de bactéries et de champignons divers. Il faut, pour les cultiver dans un milieu stérile riche en sucre, les désinfecter en surface.
Des parties de la plante, ou des graines, sont plongées dans un mélange d’eau, de javel et d’une substance savonneuse pendant plusieurs dizaines de minutes.
Ensuite, on travaille stérilement, sous hotte à flux laminaire.
Un flux d’air, après un passage à travers des filtres, vient du fond de la hotte vers la personne qui repique. Cela permet d’éviter que des contaminants (bactéries, champignons) viennent infecter le matériel.

Hotte à flux laminaire horizontal
Selon la plante, on découpe des morceaux de feuilles ou des bourgeons et on les place dans des pots individuels, ou on sème des graines.
La multiplication
En culture in vitro, on multiplie les plantes par clonage d’elles-même. On peut ainsi obtenir un grand nombre d’individus identiques entre eux et à l’individu de départ. On utilise, pour ce faire, la capacité de reproduction végétative des plantes. Et pour contrôler cette multiplication végétative, on utilise les hormones végétales, particulièrement les cytokinines.
Multiplication par bourgeonnement axillaire
Les bourgeons axillaires sont les bourgeons situés à la base des feuilles. On peut également utiliser le bourgeon terminal (il s’agit de celui situé au sommet de la plante). Dans ces bourgeons, il y a un méristème, soit des petits groupes de cellules non différenciées qui se divisent, destiné à développer une tige feuillée.
Multiplication par bourgeonnement adventif
Dans ce cas, des cellules de la plante, forment un nouveau méristème de tige qui va développer un bourgeon adventif puis une tige et des feuilles.
La réintroduction des plantes en "milieu naturel"
L’enracinement
En culture in vitro, on multiplie des tiges feuillées. Pour obtenir des plantes complètes, il faut que ces tiges développent des racines. Cela s’obtient en transférant les tiges sur un milieu frais habituellement enrichi en auxines (hormones végétales). C’est le principe du bouturage, des cellule de la tige vont former un méristème qui va développer une racine. Ces racines sont alors appelées racines adventives.
A droite, une plante en rosette, un rossolis, avant et après une phase d’enracinement.
L’acclimatation
Lorsque les tiges sont enracinées, on peut acclimater les plantes, c. à d. les réhabituer à la vie à l’air libre. On débarrasse les racines de la gélose dans laquelle elles ont poussé et on repique les plantes dans le substrat adéquat (tourbe, terreau,..). Les plantes sont placées dans un milieu toujours confiné afin qu’elles s’adaptent progressivement à de l’air plus sec, à des variations de luminosité et de température.













